A 90 jours de la fin de l’année… Entrée dans l’automne

Il reste 90 jours dans cette année. 90 jours pour se transformer encore, 90 jours pour avancer. Je vous présente mon bilan de cette année et à travers cette petite biographie, je voudrais vous donner des conseils pour les mois qui vous restent, ils seront en gras à la fin des paragraphes.

J’avais senti dès janvier que cette année serait pour moi l’année de l’incarnation, celle où je descends de ma tête dans on corps.
C’était une année 2 en numérologie. Je suis née le 16 novembre : 1+6+1+1+2+0+1+8 = 20 = 2+0 =2. « Le 2 représente l’énergie de la dualité, il nous invite à nous réconcilier avec notre être intérieur. Il nous permet d’équilibrer nos deux polarités. Il permet également un recentrage sur soi afin d’aller à l’essentiel »
Ariane Bouche

Cette année, je m’étais promise de cuisiner davantage, car c’est pour moi une façon instinctive d’être présente, de descendre dans le réel. J’ai relevé trois défis culinaires que j’avais dans un coin de ma tête depuis longtemps : faire du pain (au levain maison, pétri à la main), faire de la pâte feuilletée et faire de la brioche. Le point commun de ces techniques, c’est qu’elles sont vivantes : elles demandent beaucoup de travail, que ce soit le pétrissage ou le fait de donner des tours à la pâte feuilletée. Elles demandent du temps. Et on ne contrôle pas tout : selon la température de votre pièce, de votre eau, selon votre farine, votre pain va lever différemment. Il lui faudra peut-être plus de temps, et son goût va changer.
Lâchez le contrôle. Les meilleures choses arrivent dans la spontanéité, le lâcher-prise. l’Univers s’occupe de vous, avec amour, n’en doutez pas, et laissez-le faire.

Cette année, je m’étais aussi donnée comme objectif de faire plus de sport, afin d’être plus dans mon corps, toujours. Et je suis tout sauf une sportive ! Me bouger est loin d’être une habitude donc le faire me demande un certain effort. Grâce à mon ami Julien, j’ai pu faire de la lutte, un peu avant chaque séance d’escrime, et ça m’a fait beaucoup de bien. Hier, enfin, et sans doute pour la première fois de ma vie, j’ai accepté d’être « élève » : de ne pas y arriver tout de suite, de ne pas tout comprendre, que ça n’aille pas vite, de me fier à ce que dit le professeur, aveuglément. C’est nouveau pour moi. Toute ma vie, j’ai eu tendance à me concentrer sur les domaines où j’avais des facilités, redoutant le travail difficile. Parce que cela impliquait de rencontrer ma facette sombre : celle qui me dit « tu n’es pas assez bien ».
Le fait que ce soit difficile n’est pas un message selon quoi vous devriez renoncer et changer de domaine, c’est le message comme quoi vous êtes au bon endroit : si c’est difficile, c’est que vous grandissez.

Les arts martiaux ont toujours été un domaine où je me heurtais à mes limites. Pour une raison inconnue, ou plutôt, parce que je sais très bien reconnaître un message de l’Univers, j’ai continué à en faire, malgré mon niveau faible, malgré mon souffle court, malgré mon corps douloureux. Une envie de vaincre. De vaincre mes limites. Une envie de partager, aussi. Partager avec mes amis, la joie d’être vivants, de tomber sur le tapis, de sentir les saisies, même quand elles me laissaient des marques de bleus sur les poignets, de sentir la fatigue, de sentir ce moment où ma tête devient du coton et où, enfin, quelqu’un dit « il est 21h, on range le matériel ». Alors, on pose les armes, on range, on vient sur les côtés du gymnase, et on partage des sourires, des poignées de mains, des câlins. Des gâteaux, aussi, souvent. Puis on va dîner ensemble… Sans cette camaraderie, sans cette amitié, je n’aurai pas continué. Sans la délicieuse présence de mes amis, sans le feu dans leurs yeux et la douceur dans leur coeur, je n’aurais pas pu.
Aimez sans mesure, même -et surtout- si ça vous fait sentir vulnérable. Nos failles laissent passer la lumière. Ce n’est jamais une erreur d’aimer.

J’ai beaucoup grandi à travers eux. Mon meilleur ami fait partie de ce groupe, et sa sagesse a été présente à chaque semaine de cette année. D’autres m’ont fait grandir par les cordes sensibles qu’ils activaient chez moi, et que j’ai du guérir. Ça pique, mais c’est un cadeau. Un cadeau aussi précieux que le soutien inconditionnel. « Nous te ferons inconditionnellement te confronter à ce qui chez toi n’est pas guéri, jusqu’à ce que tu le guérisse. Nous ne ferons jamais défaut. »
Souvenez-vous que les obstacles sont des détours dans la bonne direction. Chaque difficulté contient un cadeau.

2018 a aussi été l’année où j’ai développé mon activité professionnelle. J’ai augmenté mes tarifs. J’ai affirmé qui j’étais. J’ai changé les photos de mon site pour qu’elles me reflètent. J’ai pris une coach. Et en septembre, j’ai donné mon plus gros stage de reiki à un public adorable, sur mes propres terres du Forez, dans la maison de mes chers parents. C’était merveilleux. J’ai aussi formé deux maîtres-reiki. Je n’aurais jamais cru faire ça, encore un cadeau spontané de l’Univers. Merci à Stéphanie et Nicolas qui m’ont fait l’honneur de leur enseigner. Vous êtes magnifiques et votre présence enrichit le Monde.
Quand vous vous affirmez POUR VOUS et non pas contre les autres, la Vie vous dit « oui ». Ne vous faites pas petit, vous privez le monde de votre éclat.

En 2018, j’ai appris que ce n’est pas parce qu’une chose fait mal que la faute en est dans les autres. Aucune partie « saine » de vous-même ne fait mal. Si vous souffrez, la cause en est dans les blessures que vous portez. Même quand les autres sont mal intentionnés (c’est beaucoup plus rare que l’on croit, mais ça arrive) ou ignorants, ou qu’ils tombent dans leurs propres blessures, même quand ils sont « en tort » ils ne peuvent vous faire mal que si une plaie pré-existe chez vous.
Oubliez l’offense (sans faire le paillasson !) et tournez-vous vers la solution définitive : guérir.

Et vous, qu’avez-vous appris cette année, quelle est votre récolte ?
Quels fruits avez-vous mis dans votre panier au solstice d’automne ?

Quels fardeaux allez-vous laisser tomber à terre, comme les feuilles tombent dans le vent ?
Quels remerciements voulez-vous donner à la vie et aux autres ?

Avec amour,

Elisa